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Harcèlement moral ou harcèlement tout court

Posté par boudia2007 le 27/12/2009 19:28:44 (0 lectures) Articles du même auteur

Alors que la notion de harcèlement moral est élargie par la cour de cassation de Paris, en Algérie le harcèlement de quelque ordre que ce soit n’est point pris en considération, surtout vis-à-vis des femmes qui subissent parfois le calvaire avec leurs chefs de service ou leurs employeurs.
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Alors que la notion de harcèlement moral est élargie par la cour de cassation de Paris, en Algérie le harcèlement de quelque ordre que ce soit n’est point pris en considération, surtout vis-à-vis des femmes qui subissent parfois le calvaire avec leurs chefs de service ou leurs employeurs. En effet, j’ai eu vent dernièrement d’une histoire qui m’est restée en travers de la gorge où une dame a été violentée moralement par un chef de service de la C.I.A.R sans aucune raison valable. Ce dernier s’est même permis d’ouvrir l’armoire de la dame, d’en retirer le sac à main de celle-ci et de le lui jeter sur le bureau en l’invectivant et en lui demandant de foutre le camp chez elle car d’après lui, il n’avait plus besoin d’elle. La dame en pleurs monte voir le Chef d’Agence-mère sise à Chlef, pour raisonner ledit Chef de Service, mais ce dernier, montant sur ses grands chevaux, jeta les clés devant le chef d’Agence-mère en avançant : « Ou bien c’est elle ou c’est moi » et il sortit en vociférant à tue-tête, à qui voulait l’entendre. Le Chef d’Agence-mère de la C.I.A.R. lui répondit alors, ce ne sera ni toi ni elle. La dame en question est revenue à plusieurs reprises voir à l’Agence-Mère la suite de sa situation un peu floue car le Chef de l’Agence-mère lui avait dit qu’elle pouvait aller se reposer en attendant qu’il lui trouve un autre poste. Mais au bout de plus de 15 jours de va-et-vient incessants vers l’agence-mère cette dame est toujours mise-à-pied pour des futilités car elle n’a pas voulu accepter les harcèlements moraux incessants et le manque de respect flagrant de la part de ce chef de service. Où est le droit du travailleur ? Pourquoi laisse-t-on des énergumènes pareils à la tête d’administration ? Pourquoi ne pourrait-on  pas légiférer dans ce sens ? Pourquoi laisse-t-on les femmes dans ces conditions d’atrocité morale sous le « joug » de ces mercenaires (ou plutôt terroristes) de l’administration ? Des « cocos » pareils, il y en a en quantité industrielle dans toutes les administrations de la République. Ces histoires, pour banales qu’elles paraissent laissent un goût amer au sein de la gente féminine qui ne fait que supporter les exactions de tels individus qu’il faudrait enfermer à double tour au lieu de leur donner des responsabilités sur des êtres humains.Prenons l’exemple sur nos voisins où le harcèlement moral est puni sévèrement par la loi. C’est un délit majeur qui est sanctionné même par la contrainte physique. Jusqu’à quand laisserons-nous nos femmes, nos sœurs, nos filles subir le joug de tels énergumènes qui n’ont rien à voir avec nos valeurs amazigho-arabo-islamiques et la notion des valeurs humaines au sens propre et étymologique du terme. Dernièrement la cour de cassation de Paris a rendu un jugement en ce sens et qui fera office de jurisprudence en matière de harcèlement moral. Je cite les termes de l’arrêt ainsi que la formule utilisée par la Cour Suprême dans un cas de harcèlement moral : « Méthodes de gestion mises en œuvre par un supérieur hiérarchique dès lors qu’elles se manifestent pour un salarié déterminé par des agissements répétés ». Donc tout salarié est en droit de porter plainte et d’ester en justice pour ce cas de figure qui n’est que trop flagrant chez nous, en Algérie. Et c’est le cas de cette pauvre dame qui a un besoin indispensable de cet emploi.« Les agissements pourront être mis en cause s’ils ont pour effet “de dégrader des conditions de travail susceptibles de porter atteinte aux droits et à la dignité (du salarié, NDLR), d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel”. » La notion de harcèlement moral n’existe peut-être même pas au sein de la législation algérienne. Nous nous vantons de respecter les droits de l’homme, mais les droits du travailleur n’ont-ils pas eux aussi leur place dans notre législation. Nous fêtons chaque année que Dieu fait, la journée internationale de la femme, en l’occurrence le 8 Mars de chaque année, mais les déboires que subissent les femmes tout au long de l’année restent inconnus, voire ignorés par les services sociaux et les services de l’inspection du travail sur tout le territoire national.  Nous devrions ouvrir une cellule en ce sens au niveau de la Direction de Wilaya du Travail afin de cerner ce problème qui tend à devenir de plus en plus épineux en portant atteinte à nos mères, nos femmes, nos sœurs et nos filles.Il faut saluer cette jurisprudence de la Cour de Cassation de Paris qui pourrait lever le voile sur certains dépassements des employeurs et nous éclairer afin que nous puissions prendre le chemin du droit du travailleur quel qu’il fut afin de rendre à Hadj Moussa, ce qui appartient à Moussa Hadj.                                            Mohamed Boudia  

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